| | Grâce aux combinaisons, conséquences d'une majorité relative, on apprend à l'été 2009 que le budget 2007 qui fut adopté, en fait, ne l'est pas. Ce n'est pas bien grave nous dit-on ; assurément, surtout si on tient le ridicule pour une peccadille.
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On ne sait quelle tournure sera donnée à la loi rectificative du mode de scrutin de l'assemblée territoriale de Corse par la représentation nationale. Mais la polémique qui s'est fait jour est déjà symptomatique.
En gros de quoi s'agit-il ? De relever le seuil des listes pour d'une part avoir le droit de fusionner et d'autre part de revenir pour le second tour, enfin d'augmenter le bonus d'élus accordé à à la liste arrivée en tête au terme du scrutin. C'est l'affirmation du fait majoritaire auquel on oppose - en un débat aussi vieux que la démocratie elle-même - la proportionnelle.
Rien donc qui vaille qu'on sorte de ses gonds d'autant qu'on ne sait pas quelle mouvance en profitera dans quelques mois et encore moins dans quelques années.
Regardez ce qui vient d'arriver à François Alfonsi à l'élection européenne : il aurait sans doute signé des deux mains pour que le scrutin se déroulât à l'échelon régional avec une Corse qui aurait envoyé son représentant à Strasbourg. Mais, dans ces conditions, il n'aurait sans doute pas été élu le 7 juin dernier. En fait, il est le vainqueur - et ne s'en plaint guère depuis - d'un mode opératoire tellement absurde que plus de 60 % des électeurs de la région du sud-est se sont abstenus.
Pas certain, lui qui fait désormais partie des quatorze élus d'Europe-Écologie, qu'il serait partisan d'une liste nationale, pourtant plus logique, où il figurerait en quinzième positon en raison notamment du faible poids démographique de la Corse. Mieux vaut donc éviter d'en appeler constamment aux grands principes quand on n'est pas mécontent de tirer profit d'une entorse qui, çà ou là, leur est faite.
Pourtant la modification du scrutin de la Corse telle que voulue par le sénateur radical de gauche de la Corse-du-Sud, Nicolas Alfonsi, ne passe pas. Elle serait ni plus ni moins qu'un déni d'équité. En éliminant les meilleurs, en écumant les sensibilités, en favorisant les veilles forces claniques dont par ailleurs on nous indique la disparition prochaine.
Que ne s'interroge-t-on pas, dans le souci d'une meilleure efficacité, sur les inconvénients du système en cours. Grâce aux combinaisons, conséquences d'une majorité relative, on apprend à l'été 2009 que le budget 2007 qui fut adopté, en fait, ne l'est pas. Ce n'est pas bien grave nous dit-on ; assurément, surtout si on tient le ridicule pour une peccadille. Quant à la droite qui propose un PADDUC lui ressemblant comme deux gouttes d'eau, constitué de politiques approuvées chapitre par chapitre par tout ou partie de l'opposition, la voilà contrainte de retirer son texte à la suite d'une majorité de circonstances dans l'hémicycle, s'appuyant sur une hostilité diffuse faite de bric et de broc, et surtout de branques.
Car, en Corse, on est partisan d'une démocratie perpétuelle qui se déguise en recherche de l'excellence pour mieux valider une immobilité absolue.
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