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| | Par La rédaction
| | | | Corsica & Vous
| | | | L'actu de la Corse en quelques brèves...
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Expo. Enjoy Ru Xiao Fan !
Jusqu'au 29 septembre, Ru Xiao Fan expose à l'espace d'art contemporain Orenga de Gaffory, à Patrimonio, ses oeuvres « insondables, provocatrices et pleines de jouissance ». Depuis le 6 août et jusqu'au 29 septembre, l'espace d'art contemporain qu'a créé le vigneron Henry Orenga de Gaffory au coeur de son domaine à Patrimonio présente des oeuvres récentes -peintures et sculptures- de Ru Xiao Fan. Des oeuvres que Hou Hanry, critique d'art et responsable des expositions au San Francisco Art institute définit comme « insondables, provocatrices et pleines de jouissance ».
Né en 1954 à Nankin, cet artiste qui vit et travaille à Paris depuis 1983 puise à la fois dans ses origines et dans sa vie en France, intégrant dans sa peinture la confrontation de différentes cultures, un regard sur les mutations du monde. Le rôle essentiel de la peinture, selon Ru Xiao Fan, n'est pas de seulement représenter le monde tel que nous le percevons au travers de notre rétine mais bien plutôt une interrogation du réel, voire une « négociation » avec la réalité. Sur des toiles gigantesques, en utilisant des motifs récurrents puisés dans l'actualité, les médias, le quotidien le plus ordinaire qui soit (objets de cuisine, fruits, fleurs), il crée des représentations d'un monde qui, dit encore Hou Hanry, « vacille entre folklore, fantaisie et une esthétique transcendante. C'est un monde entre la pureté de l'enfance et l'excitation suscitée par la confrontation avec la réalité ; ce monde existe au-delà du réel mais reste tout aussi saisissant. » Un univers ludique, humoristique, traversé parfois de personnages aux bras chargés d'accessoires les plus divers, et où perce peut-être pas une critique mais plutôt l'interrogation d'un artiste face à aux accélérations d'une société qui privilégie de plus en plus l'avoir au détriment de l'être. Une peinture qui donne à penser, méditer, tout en mettant en joie. EM
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Restaurant. Le Bicorne de la rue Bonaparte
A l'entrée de la rue Bonaparte, à deux pas de la Maison Bonaparte, une enseigne toute récente mérite l'attention : Le Bicorne. Et ce, d'abord pour l'appellation. Rares, en effet, sont les commerces de la cité impériale qui honorent la mémoire de l'Empereur. Le temps est loin (c'était fin XIXe) où Émile Bergerat, éminent chroniqueur du Figaro, écrivait : « Ajaccio ? Le souvenir de Napoléon avec des maisons autour ». Il faut dire que Patricia Gambarelli, la dynamique propriétaire et animatrice du lieu, est voyagiste. Ce qui laisse à supposer un regard appuyé sur les choses du tourisme. Et puis, disons-le aussi, Patricia est la fille de Francis, ex-président (mais dans son coeur il est sans doute président à vie) du Comité central bonapartiste ! Bon sang ne saurait mentir. Cependant, toutes ces considérations, aussi hautes soient-elles, ne suffisent pas à expliquer tout l'intérêt de l'établissement. En effet, le décor tient toutes ses promesses : à l'intérieur, ce ne sont pas moins de trois grognards de la garde, des mannequins sur pied, qui vous présentent les armes. Précisons que les costumes de ces soldats de l'Empereur ont été confectionné avec la plus grande rigueur et représentent en tout point une authentique réplique des habits de l'époque. Enfin, pour la bonne bouche, car Le Bicorne est un restaurant, la spécialité de la maison : les moules frites. Un plat unique, accommodé de plusieurs façons (marinière, curry, à la plancha, etc.), qu'on peut aussi déguster en terrasse (tables en bois, cônes métalliques suspendus pour les frites). Toujours sous le regard protecteur de la garde impériale. CS
| | | | Revue. Le numéro 3 de Fora ! dans les kiosques.
« Pour vous dépayser sans vous déraciner ». C'est avec ce slogan que la revue insulaire explore chaque semestre les similitudes entre la culture corse et les autres cultures du monde. Après le Japon et l'insularité, le Maghreb et la méditerranéité, le numéro de Forà ! célèbre la Corse et le Mexique à travers le thème de la latinité Corse et Mexique, à latins, latins et demi. Deux cultures qui semblent a priori aux antipodes l'une de l'autre. Les ressemblances sont pourtant nombreuses et surprenantes : imaginaire résistant et révolutionnaire, banditisme, conception et pratique de la mort singulières, esthétique baroque, syncrétisme culturel... tout un programme.
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Le Corsica gun's club tire toujours à l'arme réglementaire
Le tir à l'arme réglementaire consiste à utiliser en concours des armes militaires qui ont été en dotation dans toutes les armées contemporaines du monde. Une discipline récente puisque créée en 2005. Et aussitôt adoptée par le Corsica gun's club d'Ajaccio, véritable précurseur en la matière. « La plupart de nos tireurs, commente Francois-Marie Luciani, le président du club, ne sont pas attirés par les disciplines standard qui emploient des petits calibres style 22 Long Rifle. Leur philosophie du tir, et par là la philosophie du club, les amène plutôt vers des armes, de poing ou d'épaule sans distinction qui ont une histoire. » A la clé, un sacré palmarès. Même si Jean Pedinielli, vice-champion de France au fusil semi automatique gros calibre (M. 14) l'an dernier, n'a terminé que dixième cette année (victime des pires conditions météorologiques) de l'épreuve nationale, les Ajacciens ont récolté une moisson de trophées au plan régional (une dizaine de clubs étaient en compétition). On retiendra notamment le titre de champion de Corse au fusil semi automatique gros calibre (des armes ayant été utilisées notamment pendant les guerres de 14 et de Corée) de Jean Pedinielli et les titres de champion de Corse petit calibre (les armes standard de l'armée française comme de l'armée italienne, par exemple) et de champion de Corse répétition manuelle d'Ammaury Dumalle. Cinq membres du Corsica gun's club ont été invités par la FFT à tirer, les 3 et 4 octobre à Versailles, pour le Grand prix de France, qualificatif pour le trophée du ministre de la Défense : Jean Pedinielli, Ammaury Dumalle, François-Marie Luciani, Alexandre Colonna d'Ornano et François-Dominique Nicolaï. De quoi réjouir Mathieu Casanova, le président de la ligue corse de tir. CS
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Expo. Napuliò, ici et maintenant
A l'initiative de l'association Ars Nostra, 15 artistes contemporains ont revisité l'image de Napoléon et l'imagerie napoléonienne. A voir à la Maison Bonaparte.
« L'enfant prodigue de la gloire » fait un come-back singulier dans sa maison natale avec l'exposition « O Napuliò, enfant d'Ajaccio » présentée depuis le 15 août au Musée national de la maison Bonaparte, à Ajaccio. L'association Ars Nostra, créée il y a trois ans dans le but de mettre en place « un espace de pratiques artistiques ouvert à tout public » est à l'origine de ce projet qui a vu des artistes plasticiens invités à revisiter et l'image de Napoléon et l'imagerie napoléonienne pour les inclure dans un contexte actuel, Corse et Ajaccien. Démarche iconoclaste ? Quand bien même ce serait le cas, celui qui fut et reste l'un des personnages historiques les plus représentés, tant en dessin, en peinture qu'en sculpture, en a vu bien d'autres. Dans ses Mémoires, Bourienne, qui fut son condisciple à Brienne puis son secrétaire, tout en saluant le talent de certains artistes qui avaient « saisi heureusement le type de son visage » affirmait « et pourtant l'on peut dire qu'il n'en existe pas un portrait parfaitement ressemblant » car « la mobilité de son regard était hors du domaine de l'imitation ». Et d'ajouter « On peut dire que Bonaparte avait une physionomie pour chacune des pensées qui agitaient son âme ». Partant de là, pourquoi s'interdire de jouer de ces représentations, de les détourner ou les réinventer ? Ars Nostra, avec le concours de la CTC, du Musée national de la maison Bonaparte et de la Ville d'Ajaccio a donc un appel à projet en direction des artistes. Leurs propositions devaient s'articuler autour du thème « Napoléon Bonaparte, enfant d'Ajaccio ». In fine, 15 oeuvres ont été sélectionnées pour l'exposition. Tour à tour humoristiques, inattendues, abstraites, bigarrées ou sobres, elles font prendre à Napuliò une bouffée d'air du temps, ici et maintenant. EM
Les artistes : Antò, Nadine Astruch, Linda Calderon, Toni Casalonga, Viviane Faivre Vella, Jean-Marc Idir, Marc Ledoyen, Toussaint Mufraggi, Alain Pette, Marc Pietri, Dominique Ricci, Alex Rose, Pierre Rossignol, Andria Santarelli et Monique Yenco Fusella.
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Presse. Les océans vus depuis... Bastia.
Comment dit-on « tuba » en anglais ? Réponse : Snorkel. Cette précision faite, on comprend mieux le concept du magazine Tribu Snorkeling. Depuis le printemps, ce trimestriel propose une approche inédite des fonds marins. À la différence des magazines à grand tirage comme Océan ou Apnéa, il privilégie la vie en surface à l'ivresse des grandes profondeurs. « Nous avons fait le choix d'axer le magazine sur ce qui se passe entre zéro et cinq mètres, explique Julien Collet, le directeur de la publication. Nous voulons nous adresser en priorité à ceux qui veulent découvrir le monde sous-marin autrement que par la plongée en bouteille ou l'apnée profonde. » Autrement dit : au pékin moyen qui n'a que son masque et son tuba pour découvrir le monde du silence.
Autre originalité de taille : ce journal qui réalise des reportages aux quatre coins du globe, a sa rédaction installée à... Bastia. Pour l'heure, elle est essentiellement composée de deux journalistes issus de revues spécialisées.
Tribu Snorkeling est un magazine de bonne facture proposant des photos de qualité et un rédactionnel varié : des reportages, mais aussi un panorama des espèces, un carnet de rencontres et une rubrique « sécurité » fort pertinente dans un secteur de loisirs très peu encadré. Le numéro 2 est à peine dans les kiosques que le 400e abonnement vient d'être souscrit. A ce rythme, l'objectif de 6 000 ventes (5, 90 euros) visé par les éditeurs pourrait rapidement être atteint. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. Longue vie à Tribu Snorkeling ! PN
| | | | Travail. L'ergonomie en questions à Ajaccio
Du 17 au 19 septembre, au palais des congrès d'Ajaccio, l'association régionale pour l'amélioration des conditions de travail (ARACT) de Corse organise le 43e congrès international de la Société d'ergonomie de langue française. Selon un de ses fondateurs en France, Alain Wisner « l'ergonomie est l'ensemble des connaissances relatives à l'homme et nécessaires pour concevoir des outils, des machines et des dispositifs qui puissent être utilisés avec un maximum de confort, de sécurité et d'efficacité ». Or si « le travail, c'est la santé » il peut aussi avoir des effets néfastes sur l'état physique ou psychique du salarié : accidents du travail, lombalgies, troubles vasculaires, stress ou TMS (troubles musculo squelettiques) qui, en forte augmentation depuis 20 ans, sont la première cause de maladie professionnelle en France et concernent presque toutes les professions, dans des entreprises de toutes tailles. Créée en 2003, l'ARACT de Corse, structure associative paritaire membre du réseau de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail, a parmi ses missions la promotion de la santé au travail et la prévention des risques professionnels. A son initiative, la Société d'ergonomie de langue française (SELF) fondée en 1963 afin de promouvoir l'ergonomie dans les pays francophones, tiendra à Ajaccio son congrès annuel sur le thème « Ergonomie et conception ». Plus de 300 ergonomes, consultants, chercheurs enseignants, médecins du travail et ingénieurs, Français, Belges, Suisses, Québecois, Tunisiens et Brésiliens se réuniront du 17 au 19 septembre au palais des congrès d'Ajaccio. « Le premier congrès de ce type en Corse, souligne Philippe Negroni, directeur de l'ARACT Corse. Et si l'ergonomie est surtout abordée à l'échelle des grandes entreprises nous organisons lors du congrès une session spéciale sur les TPE et le dialogue social en Corse. » Si les TPE, par essence, ont d'autres urgences que la question des conditions de travail, celle-ci « intéresse pourtant de plus en plus les entreprises locales auxquelles il importe d'apporter des réponses pragmatiques, en développant des actions collectives sur une branche ou un secteur d'activité. ». Ainsi, par exemple, à la demande de la Chambre des métiers de la Corse-du-Sud, l'ARACT de Corse anime une sensibilisation aux risques de TMS dans le secteur de la boucherie, avec six petites entreprises qui ont décidé de s'impliquer dans un projet collectif autour de ce sujet. Ouverte gratuitement aux employeurs, salariés, consultants, partenaires sociaux et institutionnels ou organismes consulaires, la session spéciale TPE se tiendra le 17 septembre à partir de 16 heures. EM
En savoir plus : www.corse.aract.fr
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Sport-loisirs. La Corse promue à toute vitesse !
Coorganisatrice de la manche française du championnat du monde des rallyes avec l'ASACC de la Corse et du Tour de Corse, la Fédération française de sport automobile (FFSA), en accord avec Citroën sport (la fédération et la marque aux chevrons championne du monde ont uni leurs moyens dans une politique de formation et de promotion des meilleurs jeunes pilotes français), a décidé que la Citroën C2 Super 1 600 de Sébastien Ogier qui participe au championnat du monde des rallyes junior de la Fédération internationale automobile (FIA) arbore les couleurs du Rallye de France-Tour de Corse 2008.
La FFSA entend ainsi souligner son action en faveur du pilote intégrant l'équipe de France FFSA et assurer également la promotion du Rallye de France-Tour de Corse mais « aussi de l'île de Beauté dans le monde entier ». Après cinq épreuves disputées sur les sept que compte le championnat du monde junior des rallyes de la FIA, l'équipage Sébastien Ogier/Julien Ingrassia occupe la première place au général. CS
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Manifestation. La chambre d'agriculture joue la figue
Cette année, la cinquième édition de la foire de la figue (les 13 et 14 septembre dans la plaine de Peri) prend une autre dimension puisqu'elle se déroule en association avec la Chambre d'agriculture de la Corse-du-Sud. En effet, cette dernière veut faire de cette vitrine du développement local un exemple des initiatives concrètes que peuvent prendre ses services. Une manière de sortir du champ strictement protecteur ou revendicatif de ses activités en accompagnant un projet novateur.
Jusqu'à présent, les créateurs de cette manifestation qui vise à développer les plantations de figue et leur exploitation - les animateurs du foyer rural de Peri dont le président Jojo Bisgambiglia - se limitaient à la micro-région de la Gravona. Même s'ils sont en relation, depuis deux ans, avec des exploitants de Solliès, dans le Var, la « capitale » de la figue sur le continent dont la foire est devenue une vitrine internationale. Là-bas, la figue n'est pas qu'une culture « d'appoint », mais permet à nombre d'exploitants de vivre de leur production. Il faut dire qu'ils ont obtenu une AOC et ont largement développé les dérivés du fruit : parfums, déodorants, savons. Toute choses dont rêvent les promoteurs corses de la figue qui doivent avant tout relancer la production qui pour l'instant reste relativement faibles. D'où les efforts qu'ils ont fait ces dernières années, en mettant à la disposition des visiteurs des centaines de plants de figues et en se battant pour obtenir un terrain afin de mettre en place une sorte de « conservatoire de la figue » où seraient rassemblées les différentes catégories de fruits.
Une initiative qui, faute de moyens financiers, n'a toujours pas abouti. En attendant, la foire rassemble chaque année quelque 5 000 visiteurs qui viennent acheter des figues (lorsqu'il y en a assez, l'an dernier la saison avait été mauvaise) ou apprendre à les cultiver. À moins qu'ils ne se rabattent sur les premiers produits dérivés : confitures, gâteaux, etc. Dans une atmosphère festive, puisque chaque année, outre le bar, on peut profiter d'un spectacle (cette année Maï Pesce) ou déguster le fameux veau en méchoui préparé par Jacques Abbatucci. Entre deux promenades parmi les stands, qui rassemblent une cinquantaine d'artisans ou les diverses animations.
Sans oublier, cette année, la Chambre d'agriculture qui sera de la partie en participant à une popularisation « technique » de la culture de la figue. Un début de collaboration qui devrait se développer dans les années à venir. GM
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Parfum. La preuve par 10 de Parfum d'Empire
Cela pouvait sembler une gageure, en 2003, pour un jeune créateur de parfums que de lancer sa propre marque. Cinq ans plus tard, le succès de Parfum d'Empire, qui vient de lancer deux nouveaux jus, ne s'est pas démenti. Marc-Antoine Corticchiato confirme la réussite d'un pari un peu fou : ne pas se borner à être un nez pour quelque grande marque de parfums, mais bel et bien créer la sienne. Avec de surcroît un concept original : recréer, au travers de ses fragrances artisanales, l'atmosphère d'une grande civilisation, ou d'une période historique. Cinq ans ans après le lancement de son premier opus, Eau de gloire, sa ligne Parfum d'Empire, compte dix eaux de parfum. Deux nouvelles créations, Yuzu Fou et Aziyadé, sortent en effet ce mois-ci dans une vingtaine de pays, du Japon au Royaume-Uni. Quant à la Corse, elle a eu la primeur de ces jus dès la mi-juillet après un lancement qui s'est exceptionnellement déroulé à Ajaccio. « Chaque année, précise Marc-Antoine Corticchiato, nous faisons un lancement des nouvelles fragrances à Paris, capitale mondiale du parfum. Mais pour la sortie du 10e parfum de la marque, Aziyadé un parfum anniversaire, je tenais à le présenter également à Ajaccio, tout comme nous l'avions fait pour le premier ». Yuzu Fou est une eau fraîche, verte, articulée autour du yuzu, précieux agrume nippon escorté par des notes de menthe du Japon, de verveine, de kumquat, orange bigarade, mandarine, pamplemousse et lime, de cèdre clair, de bambou vert, de néroli et de musc blanc. Un clin d'oeil appuyé au Japon avant-gardiste celui « des mangas, de l'high-tech, d'une civilisation tournée vers demain. » Un univers radicalement différent de celui d'Aziyadé : « Pour ce parfum anniversaire, je n'ai pas voulu, contrairement aux précédents, qu'il représente une culture précise mais plutôt quelque chose de récurrent à toutes les civilisations, les plaisirs charnels. C'est un concentré des excès des grandes civilisations. » Il doit son nom au personnage éponyme du roman de Pierre Loti, Aziyadé, qui relate la vie d'un harem au crépuscule de l'Empire Ottoman. De fait, cet « oriental-fruité-épicé » est une fort belle débauche de matières, de notes olfactives. La marque compte à présent 20 références, ses 10 eaux de parfum étant désormais disponibles non seulement en flacons de 100 ml mais aussi en flacons de 50 ml. n EM
En savoir plus :
www.parfumdempire.fr
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La Kyrnea « mon île, ma carte » veut booster le commerce de proximité
Jean-Pierre Ducamin-Vincetti, 48 ans, PDG de A mio Casa, société de conseil en communication créée en 2004, a vu juste : la chambre de commerce d'Arras, les municipalités de Narbonne et de Saint-Cloud ont déjà manifesté leur intérêt pour la Kyrnea « mon île, ma carte », une carte de fidélité new look conçue « sur mesure » pour le commerce de proximité, dont la mise sur le marché se fera à la Noël. En Corse-du-Sud et en Haute-Corse. Ce qui fait dire à son promoteur qu'il faudra bien accepter « d'être regardé à la jumelle », puisque la Corse sera parmi les précurseurs d'un concept appelé à se généraliser.
A priori, l'idée paraît simple : un système de carte de fidélité qui permet, sur une même carte magnétique, la Kyrnea, de gérer jusqu'à 800 programmes de fidélité différents, tandis que les commerçants conservent leur indépendance totale au sein d'une dynamique commerciale collective. On ne s'attardera pas sur le côté pratique de l'objet (fini la kyrielle de cartes dans les porte-monnaie), tant il paraît subsidiaire au regard des incidences espérées sur l'activité générale du commerce de proximité. D'où l'intérêt d'ores et déjà manifesté par maintes collectivités locales de France continentale. De fait, l'utilité de la Kyrnea est bien de mettre les commerces de proximité, en état de concurrence avec le e-commerce et la vente par correspondance, en pointe en termes de marketing et d'agressivité commerciale. Comment ? « En créant de vrais programmes de fidélité différents pour chacun, affirme Jean-Pierre Ducamin-Vincetti. De plus, on fournit aux commerçants de vraies bases de données sur leurs clients afin d'étudier leur comportement, leurs besoins et engager dès lors de vraies actions marketing, ciblées, dont on peut mesurer les retombées, augmentant ainsi le chiffre d'affaires, le panier moyen et le trafic magasin ».
Côté consommateurs, il s'agit de « réinventer » la relation commerciale en répondant à toutes ses attentes : « Quoi de mieux, en temps de crise, que de voir chaque achat récompensé ? » Un tel outil, même s'il ne constitue pas la panacée, est d'autant plus le bienvenue que le commerce de proximité, déjà sous la menace d'Internet (nombre de commerces, devenus en quelque sorte et bien malgré eux des show rooms, ferment ou envisagent la fermeture), va sans doute subir de plein fouet les conséquences d'une crise annoncée de plus en plus clairement. L'économie française accumule les signes annonciateurs de la récession, et Jacques Attali, le dernier à s'être prononcé sur le sujet, a carrément annoncé un « tsunami ».
Est également envisagée la création d'un club de partenaires qui rassemblera institutionnels et entreprises afin de participer à l'évolution et à l'animation (journées du commerce, rallye des boutiques, etc.) de la Kyrnea. A suivre. CS
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Institution. Musica ferme.
Les établissements Minighetti, cours Napoléon à Ajaccio, connus sous l'enseigne « Musica », fermeront définitivement en octobre prochain. La faute à Internet. Ainsi, les téléchargements, légaux et illégaux, et de manière globale le e-commerce, auront eu raison d'une affaire familiale qui était bien établie depuis 1917. Combien de générations auront franchi le seuil de Musica, à la recherche du dernier refrain à la mode ? Il est d'ailleurs émouvant de considérer que le destin de Tino Rossi s'est joué « chez Minighetti ». Ecoutons-le raconter son passage chez Columbia, en 1932, alors qu'il vient d'enregistrer son premier disque - le premier disque corse -, O Ciuciarella, chez Parlophone : « Comme je n'avais pas signé un contrat d'exclusivité, j'étais libre d'examiner toutes les propositions qui m'étaient faites. Chose curieuse : un certain Filliol, représentant des disques Columbia, a entendu O Ciuciarella à Ajaccio ; Minighetti diffusait mon disque par hauts parleurs, cours Napoléon. Il en a parlé à Jean Bérard, le directeur artistique de la maison Columbia, qui m'a convoqué. Il était jeune, il m'a plu. J'ai senti cet homme, comme l'on dit vulgairement. » Au fond, on peut dire que pour Tino, tout s'est joué chez Minighetti. C'est qu'au sortir de la Grande Guerre, seuls quelques Ajacciens possèdent un électrophone à pavillon et les enfants, comme Tino, s'agglutinent alors sous leurs fenêtres pour écouter de la musique. Cependant, cours Napoléon, l'établissement de Marius Blanc et François Minighetti offre ses trésors : les petits formats qui permettent d'apprendre par coeur la chanson à la mode. Chaque arrivage du continent provoque la même cohue. « Dès l'âge de treize ans, évoque Antoine Rossi, l'un des frères de Tino, je travaillais. Aussi, il arrivait que Tintin (Tino, ndlr) me demande un peu d'argent. Je savais qu'il allait le dépenser chez Minighetti. »
Récemment, le Nord-Sud et le Wagram (deux cafés considérés comme des institutions locales). Aujourd'hui Minighetti, le marchand de disques. Mais combien d'autres établissements ont déjà disparu, laissant un souvenir de plus en plus incertain dans notre mémoire ? Ainsi va Ajaccio. Ainsi va la ville. Relire Chateaubriand : « Dieppe est vide de moi-même : c'était un autre moi, un moi de mes premiers jours finis, qui jadis habita ce lieu, et ce moi a succombé, car nos jours meurent avant nous. » CS
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Développement. Rezza : heureux mais pas caché !
La commune de Rezza, et avec elle la vallée du Cruzzini, à trois quarts d'heure d'Ajaccio, ne veut pas vivre cachée et n'être qu'un bel endroit qui resterait confidentiel. A trois quarts d'heure à peine du littoral ajaccien, le Cruzzini est longtemps restée un endroit un peu à part, fréquenté essentiellement par les urbains qui ont encore des attaches, une maison, des parents dans cette superbe vallée où même l'esprit le plus cartésien se prendrait à croire aux légendes, aux fées comme aux mazzeri qui, dit la tradition, s'y livrent combat chaque été durant une nuit bien précise. « Préservée des grands flux, c'est ainsi qu'elle a pu tirer profit de ses potentialités » estime Jean-Pierre Giordani, président de la commission permanente du PNRC et de l'intercommunalité de cette vallée. Cela dit, le fait d'être préservé n'implique pas nécessairement le repli. Ainsi la commune de Rezza, avec ses 13 hameaux, tient-elle à dynamiser et valoriser son patrimoine et son environnement, auprès de la population locale comme des vacanciers. Grâce à divers partenariats avec le Parc naturel régional, le conseil général de Corse-du-Sud, la CTC ou le groupe d'action locale I trè Valli, elle s'est dotée d'un restaurant communal, d'un parcours sportif et d'aires de motricités, ainsi que d'une « maison de la vallée » qui est la neuvième maison d'informations à avoir été créée par le PNRC. Autant de réalisations visant à positionner Rezza, et au-delà, l'ensemble de la vallée comme un espace d'accueil à découvrir. Une convention passée avec le pôle touristique Ouest Corse, l'édition d'une plaquette et la création d'un site Internet lui permettent désormais d'accéder à davantage de visibilité, et d'espérer ainsi pouvoir faire mentir l'idée reçue selon laquelle il faut rester caché pour vivre heureux. SP
www.rezza.fr
| | | | Internet. L'actu agricole revue, corrigée et... macagnée
On peut rire de tout. Y compris d'une actualité agricole locale qui, a priori, ne semble pas toujours folichonne. C'est en tout cas le propos de Via Macagnola qui se revendique « comme le blog armé » du syndicat Via Campagnola.
D'emblée, on est mis au parfum : « Attenti i post ! » Et en effet, ça « poste » sec et dru sur viamacagnola. blog. mongenie. com où depuis novembre dernier, on passe à la moulinette (ou carrément au hachoir) l'actualité agricole corse avant de l'assaisonner d'une tombée de poivre, d'un filet de vinaigre ou de citron, et de force grains de sel. Via Macagnola « se revendique comme le blog armé » du syndicat agricole Via Campagnola lequel, déjà, sur son blog, commente sans indulgence les petits et grands faits de la vie agricole et rurale locale. Mais là, les coups d'épingle sont portés « sans réserve et sans retenue avec une seule arme : a macagna ! Et tout cela sans que la "direction syndicale" ne puisse censurer le moindre post ! ». Et il y en a pour tout le monde : chambres consulaires, institutions, élus syndicats (y compris Via Campagnola, prévient-on). Les internautes, aux pseudos les plus divers (parmi les plus savoureux : Panzetta viva, Piggy a luviona, Coppa en cabana, Marilyn Panzon) tirent à boulets rouges et sans sommation. Les webmestres quant à eux font montre d'une créativité certaine pour détourner publicités, affiches de films, images d'actu ou de reality-shows, pour organiser des sondages ou des concours délirants mais parfois moins absurdes qu'ils n'y paraissent. Importations de lait ou de carcasses de porcs, hiatus entre les campagnes d'image des « produits corses » et la réalité du terrain, rivalités entre instances agricoles sont autant de denrées traitées à la sauce tartare. Ça ne fait donc pas toujours dans la dentelle -mais ce n'est a priori pas le but affiché- et c'est souvent gaillardement entrelardé de plaisanteries 100 % gras-qui-tache. Mais après tout, un peu comme dans un bon fromage ou une bonne charcuterie de terroir, il faut un bon taux de matière grasse pour garantir une certaine saveur et laisser s'exprimer sa finesse. Et si, réellement, « l'humour est la politesse du désespoir », il y alors vraiment du souci à se faire pour l'agriculture. EM
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Oiseaux. Leucophées... go away !
Le goéland leucophée a beau être protégé, il n'en est pas moins un brin envahissant sur certains sites. Comme la base d'Aspretto à Ajaccio, où l'Office national de la Chasse a dû intervenir. On connaissait « Vos gueules les mouettes ! » Mais pouvait-on tout à fait prévoir, il y a quelques années, lorsque les goélands leucophées ont été classés parmi les espèces protégées, qu'il faudrait un jour faire en sorte, sur certains sites, de réguler quelque peu leur présence ? C'est ce qui s'est produit mi-août sur la base d'Aspretto à Ajaccio, où ces goélands, reconnaissables à leur bec qui s'orne d'une tache rouge, se posent à ce point « un peu là » qu'ils en sont venus à gêner le trafic aérien de la base, faisant peser une menace d'accident, notamment pour les hélicoptères. Par mesure d'urgence, il a donc été nécessaire de faire intervenir l'Office national de la chasse et de la faune sauvage pour une intervention d'effarouchement, au cours de laquelle il était entendu que quelques volatiles laisseraient plus que quelques plumes. L'opération était d'autant plus nécessaire que le leucophée (dont on se demande parfois s'il n'a pas quelque gène commun avec le rat vu son aptitude à trouver subsistance dans les décharges et autres conteneurs de déchets) concurrence directement son parent, le goéland d'Audouin, appelé aussi goéland à tête blanche, ou goéland corse, protégé lui aussi et qui reste pour sa part nettement plus vulnérable et dont l'un des principaux sites de reproduction de ce migrateur est la base d'Aspretto. Une petite remise de pendule à l'heure, donc. Qui n'autorise pas pour autant le particulier à prendre le leucophée pour un canard sauvage ou un pigeon d'argile. EM
| | | | La rédaction
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Le théâtre d'ombres 16 € |
Résumé: Matteo Malafuoco le vicaire génois revient dans une aventure qui le transporte de Corse jusqu’aux quartiers de Galata dans l’Istanbul de Soliman. Un tueur y sévit...
un roman-saga historique de Corse à Istanbul |
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